Antiarythmiques : c'est possible de les arrêter ? Comment faire ?

Les antiarythmiques sont des molécules très fréquemment prescrites pour les patients. Leur fonction est de corriger les troubles du rythme électrique du cœur. En effet, les arythmies cardiaques peuvent n’être dans certains cas que gênantes pour le patient mais parfois s’avérer être grave et provoquer de sévères dysfonctionnements.
 
Parfois, ces traitements sont mal tolérés raison pour laquelle faut savoir envisager d’autres solutions. Enfin, dans d’autres cas, certains patients émettent le souhait de les interrompre tout simplement pour pouvoir prendre le moins de traitement possible.
 
Nous voyons ensemble si cela est possible et surtout par quels moyen les remplacer.

Qu’est-ce qu’un traitement antiarythmique ?

Tout d’abord, rappelons comment fabriqué un cœur. En effet, il est constitué par l’association de trois “ingrédients” :
 
  1. de muscle : c’est la partie la plus importante du cœur. C’est le tissu musculaire qui définit les cavités cardiaques. Celles-ci se contractent afin de d’éjecter le sang dans tout le corps.
  2. de valves : ces valves sont situées entre les cavités du cœur et à la sortie des ventricules. Leur fonction est d’empêcher le sang de repartir à la manière de “valves anti-retour”. Elles sont au nombre de quatre.
  3. d’un réseau électrique : celui-ci parcourt le cœur. D’une part de générer un courant électrique et d’autre part de la faire cheminer tout au long du cœur. Ainsi il se contracte harmonieusement et de manière adaptée aux besoins de l’organisme.
 
En pratique, lorsque ces structures sont malades,  une atteinte de chacune de ces structures peut générer de l’arythmie. Les traitements antiarythmique ont pour fonction de réguler en partie ces anomalies.
 
En d’autres termes, il s’agit de traitements « palliatifs » et non de traitement curatifs à proprement parler.
palpitations

A qui proposer l’arrêt des antiarythmiques ?

Lorsqu’ils sont mal tolérés ou inefficaces.

En effet, les molécules antiarythmiques comportent de nombreux effets secondaires (fatigue, essoufflement, allergie grave…). Dans certains cas, l’impact sur la qualité de vie du patient oblige à interrompre ce traitement.
 
Dans d’autres cas, les traitements antiarythmiques peuvent s’avérer devenir inefficaces avec le temps, raison pour laquelle il faut savoir envisager une autre solution.
 

Mais aussi tout simplement lorsque le patient souhaite alléger son traitement habituel.

En effet, les antiarythmiques devant être pris tous les jours, ceci peut représenter une contrainte peu agréable. Il est en effet plus simple de n’avoir aucun traitement à prendre au quotidien.
De plus, d’autres solutions peuvent être envisagées et permettre ainsi d’être guéri définitivement de son arythmie sans avoir de traitement à prendre chaque jour.
 
Le simple souhait de vouloir prendre le moins de médicaments possible est une excellente raison pour pouvoir envisager d’autres solutions.
ablation

Que proposer à la place des antiarythmiques ?

Tout d’abord, le point le plus important est qu’il faut en discuter avec votre cardiologue traitant habituel. Il connaît parfaitement votre prise en charge et pourra vous aider à opter pour la solution la plus adaptée pour vous.
 
Schématiquement, deux solutions sont possibles lorsque l’on souhaite interrompre ses traitements antiarythmique : l’ablation d’arythmie ou la mise en place d’un stimulateur cardiaque.
 

L’ablation d’arythmie.

Il s’agit de l’option la plus fréquemment employée. En effet, celle-ci est envisageable dans la quasi-totalité des arythmie. Son principes est d’aller corriger le tissu malade responsable de l’arythmie.
 
À proprement parlé, on ne retire pas de tissu cardiaque, on va plutôt agir directement sur sa microstructure pour le modifier et qu’il perde ainsi sa capacité à générer de l’arythmie.
 
Deux technique existent soit celle utilisant du chaud (ablation par radiofréquence) soit celle utilisant du foie (ablation par cryothérapie).
 
Ces techniques de traitement par cathéter sont aujourd’hui des techniques de routine sont pratiquées quotidiennement en particulier à l’institut mutualiste Montsouris. En effet, nous y réalisons un peu plus de 1200 interventions de ce type par an.
 
Elles se pratiquent en ambulatoire ou au cours d’une très courte hospitalisation de 24 à 48 heures. Elles sont pratiquées sous anesthésie locale avec sédation ou alors sous anesthésie générale et ne nécessitent pas de rééducation par la suite.
 
En effet, il s’agit tout simplement d’introduire la sonde qui sert à traiter le cœur par le vaisseau situé dans la cuisse. Dans les suites, le traitement antiarythmique peut être interrompu.
 

La mise en place d’un pacemaker.

Dans certaines arythmique, notamment dans les cas de fibrillation auriculaire, il se peut que le rythme du cœur soit trop rapide en permanence malgré l’utilisation des médicaments.
 
Dans ces cas-là, votre cardiologue-rythmologue met en place un pacemaker. Puis, dans un second temps, il réalise une cautérisation du nerf du cœur qui permettra que le pacemaker contrôle l’intégralité du rythme cardiaque.
 
Ainsi, le rythme du cœur se retrouve régularisée sans nécessité d’avoir recours au traitement.
ablation

2 réponses

  1. Est ce que je peux arreter l’anti arytimique pendant quelques jours sans risque de récidive .
    J’ai des troubles gastro intestinaux. pour voir si c’est du aux effets indesirables du traitement.
    Merci de me repondre.

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