Arrêt Cardiaque

On compte environ 50 000 victimes d’arrêt cardiaque en France par an. Le pronostic est sombre avec moins de 10% de survie. Le fait que l’arrêt cardiaque survienne en milieu médicalisé ou pas impacte significativement le pronostic.

Un arrêt cardiaque, c’est quoi ?

L’arrêt cardiaque, bien qu’assez clair comme terme, reflète en réalité plusieurs causes.

En fait, le terme scientifique est “arrêt cardio-respiratoire” renvoyant à sa définition même : l’arrêt de toute respiration visible et l’absence de conscience.

Deux situations très différentes peuvent en être la cause

En effet, d’un point de vue rythmologique, 2 situations existent :

  • l’asystole : absence totale ou presque de battement cardiaque (le coeur est très très lent).
  • la fibrillation ventriculaire : “orage” électrique empêchant toute contraction cardiaque efficace (le coeur est très très rapide).

Seule la fibrillation ventriculaire est traitable par un choc électrique. En revanche, en cas d’asystole, celui-ci s’avère totalement inefficace.  

En bas : une systole. Il n’y a aucune activité cardiaque. En haut : une fibrillation ventriculaire. Le coeur va très très vite.

Quelles sont les causes d’arrêt cardiaque ?

Elles sont multiples : infarctus du myocarde, bradycardie extrême, accident vasculaire cérébral massif, défaut d’oxygénation extrême etc…

En cas d’asystole, le traitement est celui de la cause, et est donc spécifique à chacune. En revanche, en cas de trouble du rythme par fibrillation ventriculaire, il est toujours le même : massage cardiaque et choc électrique le plus rapidement possible.

Deux facteurs contribuent à sa mortalité élevée : la faible connaissance du massage cardiaque par le grand public, et la rareté des défibrillateurs automatiques. Des formations sont organisées tout au long de l’année, en particulier par la Croix rouge française.

Que faire en cas d’arrêt cardiaque ?

Une fois le diagnostic d’arrêt cardiaque posé (la victime ne répond pas et ne respire pas), le massage cardiaque doit être débuté le plus tôt possible.

De façon simultanée, il faut contacter les secours. Par ailleurs, il faut se relayer toutes les 2 minutes du fait de l’effort physique demandé. En effet, il est recommandé d’effectuer 100 compressions sternales par minute avec environ 6cm de dépression de la paroi thoracique. Il s’agit d’un effort important.

De plus, si un défibrillateur cardiaque automatique est présent à proximité, celui-ci doit être amené près du patient. Chaque étape est expliquée sur l’appareil : 2 patchs à coller sur la poitrine nue du patient puis le diagnostic se fait automatiquement.

En cas d’arrêt cardiaque, la présence à proximité d’un défibrillateur est fondamentale

S’il s’agit d’une fibrillation ventriculaire, le défibrillateur annoncera le choc en demandant aux personnes à proximité de ne plus toucher le patient.

Dans le cas contraire, il demandera de reprendre le massage cardiaque et d’attendre les secours.