L’insuffisance cardiaque est définie comme une diminution du débit cardiaque. Dans son immense majorité il s’agit d’une maladie chronique grave à risque de complications et de décompensations.

Dans ce contexte, quelques principes doivent être connus, pour limiter l’évolution de la maladie et traiter de façon la plus précoce les éventuelles complications.

Connaître sa pathologie

Un dialogue constant doit être instauré entre le patient, son médecin traitant et le cardiologue.

Tout d’abord, il faut informer le patient sur les causes de son insuffisance cardiaque (quand elles sont connues). En effet, cela permet de les limiter au maximum quand elles sont réversibles.

Par ailleurs, le patient doit connaître les signes qui peuvent être en rapport avec une décompensation débutante de  son insuffisance cardiaque. Par exemple : l’apparition ou la majoration d’un essoufflement, une prise de poids et l’apparition d’œdème au niveau des chevilles. En effet, ces signes doivent souvent conduire à une augmentation du traitement diurétique.

Enfin, certains symptômes doivent être connus car pouvant être causes de déstabilisation et nécessitent de consulter rapidement. Par exemple,  l’apparition de douleurs thoraciques de palpitations ou encore de malaise.

 

Respect des règles hygiéno-diététiques

Elles sont fondamentales et font parties à part entière du traitement de l’insuffisance cardiaque.

L’arrêt du tabac est un enjeu majeur en particulier quand la cause de l’insuffisance cardiaque est liée à une maladie des artères coronaires (cardiopathie ischémique).

Le respect d’un régime sans sel ou peu sodé est essentiel au bon équilibre de l’insuffisance cardiaque.

En effet, un excès de sel peut être à l’origine de décompensation cardiaque très brutale. Concrètement, elle se manifeste par un essoufflement majeur avec risque d’œdème pulmonaire.

La consommation d’alcool doit être en générale très limitée voire nulle dans certaines cardiopathies. En effet, l’ingestion aiguë et massive d’alcool peut être à l’origine de poussée d’insuffisance cardiaque souvent par l’intermédiaire de l’apparition de troubles du rythme.

 

Avoir une activité physique

Là encore, le maintien d’une activité physique régulière fait parti intégrante du traitement. Il s’agit d’un facteur stabilisant de la maladie au même titre qu’un traitement médical.

Cette activité physique doit être régulière et basée sur des activités d’endurance (marche à pied, footing, natation). Le but est de maintenir une masse musculaire suffisante dont la mise en action a un effet soulageant pour la fonction cardiaque.

Les sports intenses et la compétition sont en revanche contre indiqués.

 

Observance stricte du traitement

Dans le traitement médicamenteux de l’insuffisance cardiaque, de nombreuses molécules ont montré leur efficacité et ont révolutionné le pronostic de la maladie en réduisant drastiquement la mortalité cardio-vasculaire et globale.

Souvent, les ordonnances de médicaments dans l’insuffisance cardiaque  contiennent souvent de nombreux médicaments. En particulier, si l’échocardiographie montre une contraction faible du cœur, les traitements sont fondamentaux. Ainsi, la non observance du traitement est à risque de déstabilisation de la maladie.

Enfin, un traitement efficace permet de diminuer les symptômes d’insuffisance cardiaque en particulier la fatigue et l’essoufflement.

 

Suivi régulier

Du fait du caractère chronique et évolutif de la maladie, l’insuffisance cardiaque nécessite un suivi régulier.

En pratique, celui-ci sera réalisé par votre généraliste et votre cardiologue et peut s’intégrer dans des réseaux de soins en ville ou à l’hôpital. Concrètement, une visite tous les trois à six mois est nécessaire avec un bilan annuel souvent plus complet (électrocardiogramme, échocardiographie etc).

Ce suivi à pour but d’adapter le traitement, surveiller et prévenir d’éventuelles complications.

Ainsi, on peut anticiper tout épisode de déstabilisation. 

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