Pacemaker : à quoi ça sert ? Est-ce que ça fait mal ?

Le pacemaker est un dispositif implanté sous la peau. Des millions de gens à travers le monde en sont porteur. Mais, est-ce que ça fait mal un pacemaker ?

A qui met-on un pacemaker ?

Les pacemaker (stimulateur cardiaque) sont utilisés pour éviter les bradycardies (ralentissement du cœur). Ils évitent ainsi les malaises ou essoufflements liés à un cœur trop lent. En plus des indications dans les bradycardies, les pacemaker sont utilisés dans certaine forme d’insuffisance cardiaque (dysfonction ventriculaire associée à un asynchronisme inter ou intra ventriculaire). Dans ces cas-là, leur fonction est d’améliorer la qualité de contraction du cœur. pacemaker

Comment ça marche ?

En pratique, un boitier de stimulation (comportant la batterie et le système électronique) est placé sous la peau, sous la clavicule droite ou gauche. Ensuite, il est relié au cœur par une ou plusieurs sondes. Ces sondes sont glissées jusqu’au coeur en passant par les veines. Ces sondes fixées dans l’oreillette et les ventricules ont pour but de transmettre l’influx électrique venant du stimulateur jusqu’au cœur. Ainsi, c’est l’impulsion électrique qui va obliger le cœur à se contracter et ainsi éviter tout risque de ralentissement. On distingue différents modèles de stimulateurs cardiaque selon le nombres de sondes implantées. Une, deux, ou trois,  correspondant au pacemaker mono chambre, double chambre ou triple chambre. Récemment, sont apparus des stimulateurs sans sondes. Dans ce cas, un boitier miniaturisé en forme de capsule est directement implanté dans le ventricule droit. Il est est entièrement autonome et se règle de l’extérieur comme un pacemaker traditionnel.
                                            Un pacemaker sans sonde. Cette capsule est mise en place dans le ventricule droit en passant par la veine.

La mise en place d’un pacemaker

Tout d’abord, elle est réalisée sous anesthésie locale et sédation qui n’est pas une anesthésie une anesthésie générale. Ainsi, grace à cette technique, le patient reste conscient mais très relaxé. L’utilisation d’antalgiques puissants rend l’intervention presque indolore. Ensuite, réalisée au bloc opératoire, avec un système de radiologie qui permet de guider l’implantation des sondes, l’intervention durera entre 20 et 60 minutes selon le nombre de sondes à implanter. Enfin, l’intervention terminée, le patient passe en salle de réveil pendant une petite heure avant de remonter dans sa chambre. Pour finir, le levé est autorisé en général 6 heures après le geste, une sortie est possible le lendemain ou le surlendemain de l’intervention. Par la suite, les suites opératoires immédiates ne sont pas douloureuses. Elles sons parfaitement gérées par l’utilisation d’antalgique simples (type PARACETAMOL). Dans le cas des pacemaker sans sondes, l’implantation se fait par l’intermédiaire d’un cathéter de gros diamètre introduit par la veine fémorale (au niveau de l’aine) et permettant la mise en place du stimulateur dans le ventricule droit. La encore le geste est réalisé de façon très confortable sous anesthésie locale et sédation et durera environ trente minutes. Dans ce cas précis il n’y aura aucune cicatrice visible à terme.
pacemaker - stimulateur cardiaque
Pacemaker double chambre : une sonde est mise en place dans l’oreillette droite et une dans le ventricule droit.

Et après ?

Lors du retour à domicile même si quelques précautions physiques transitoires sont recommandées, l’utilisation d’antalgiques simples pendant quelques jours, suffit à bien contrôler la gène post opératoire. A terme, aucune douleur ne doit être ressentie, et toutes les activités physiques habituelles peuvent être reprises. Ensuite, le suivi habituel du stimulateur comporte habituellement un à deux contrôles par an en consultation, pour une durée de vie moyenne du matériel de 8 à 10 ans.

3 réponses

    1. Bonjour,
      Merci pour votre message. Non l’anesthésie générale est trop lourde pour ce type de geste. En revanche, une sédation profonde peut être pratiquée. Nous implantons tous nos pacemaker sous sédation afin de favoriser le confort des patients.
      Dr Olivier VILLEJOUBERT

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