Pose d’un pacemaker : est-ce que ça fait mal ?
C’est la question qui revient le plus souvent avant l’intervention : la pose d’un pacemaker, est-ce que ça fait mal ? Réponse honnête : l’implantation se déroule sous anesthésie locale, et la plupart des patients décrivent une sensation de pression ou de tiraillement, pas une véritable douleur. C’est surtout après, pendant quelques jours, qu’une gêne au niveau de la cicatrice est ressentie.
Voici ce que l’on ressent réellement, avant, pendant et après. Pour comprendre à quoi sert l’appareil et dans quels cas il est proposé, consultez notre page dédiée au pacemaker et notre article sur les symptômes qui conduisent à en poser un.
Quelle anesthésie pour la pose d’un pacemaker ?
L’intervention se fait le plus souvent sous anesthésie locale, associée à une sédation légère qui détend et apaise. Vous restez éveillé, mais somnolent. La zone sous la clavicule, où le boîtier sera placé, est insensibilisée par un produit anesthésiant.
Une anesthésie générale n’est utilisée que dans des situations particulières, décidées avec l’équipe. La pose dure en général de 30 à 60 minutes.
Que ressent-on pendant l’intervention ?
Après l’injection de l’anesthésique — qui pique quelques secondes — la zone ne fait plus mal. Les patients décrivent ensuite des sensations de pression, de poussée ou de tiraillement, parfois désagréables, mais qui ne sont pas douloureuses.
Vous pouvez signaler à tout moment une gêne : l’équipe complète alors l’anesthésie. Il est important de le dire plutôt que de « serrer les dents ».
La douleur après la pose : à quoi s’attendre ?
C’est la phase où une douleur est réellement possible, et il est normal de la ressentir. Dans les premiers jours, la zone de la cicatrice est sensible, comme un hématome, avec parfois une gêne à l’épaule du même côté.
Cette douleur est en général bien soulagée par des antalgiques simples, prescrits à la sortie. Il est recommandé d’éviter, pendant quelques semaines, de lever le bras au-dessus de l’épaule ou de porter des charges lourdes du côté opéré.
Combien de temps la gêne dure-t-elle ?
Chez la plupart des patients, la douleur diminue nettement en quelques jours et la gêne disparaît en une à deux semaines. La sensation du boîtier sous la peau, elle, s’estompe progressivement : au bout de quelques mois, la majorité des porteurs ne le remarquent plus.
La cicatrice, de quelques centimètres sous la clavicule, s’atténue avec le temps. Notre article sur la vie après la pose d’un pacemaker détaille la reprise des activités.
Quand faut-il s’inquiéter ?
Une douleur qui augmente au lieu de diminuer, une rougeur, un gonflement, un écoulement au niveau de la cicatrice ou de la fièvre doivent conduire à contacter rapidement l’équipe qui vous suit : ce sont des signes possibles d’infection.
Par ailleurs, une douleur dans la poitrine, un essoufflement brutal ou un malaise imposent d’appeler le 15.
À retenir
- La pose d’un pacemaker se fait sous anesthésie locale avec sédation : on ressent une pression, pas une douleur.
- Une douleur au niveau de la cicatrice est fréquente les premiers jours et se soulage bien avec des antalgiques simples.
- La gêne disparaît le plus souvent en une à deux semaines.
- Une douleur qui augmente, une rougeur ou de la fièvre doivent faire contacter l’équipe rapidement.
Questions fréquentes sur la douleur et la pose d’un pacemaker
Est-on endormi pendant la pose d’un pacemaker ?
Le plus souvent non : l’intervention se fait sous anesthésie locale avec une sédation légère qui vous détend. Vous êtes somnolent mais éveillé. Une anesthésie générale n’est réservée qu’à certaines situations particulières.
Est-ce que ça fait mal après l’intervention ?
Une gêne ou une douleur modérée au niveau de la cicatrice est fréquente les premiers jours, comparable à celle d’un hématome. Elle est habituellement bien soulagée par les antalgiques prescrits à la sortie.
Combien de temps dure la douleur ?
Elle diminue nettement en quelques jours. La gêne résiduelle disparaît généralement en une à deux semaines. La sensation du boîtier sous la peau s’estompe ensuite au fil des mois.
Peut-on prendre des antidouleurs ?
Oui, des antalgiques simples sont habituellement prescrits à la sortie et suffisent dans la grande majorité des cas. Suivez la prescription de votre médecin et signalez-lui toute douleur qui persiste ou augmente.
La cicatrice est-elle visible ?
Elle mesure quelques centimètres, sous la clavicule, et s’atténue progressivement. Le boîtier forme un léger relief sous la peau, qui devient rapidement familier et passe inaperçu au quotidien.
Information médicale importante
Les informations présentées ont une vocation pédagogique et ne remplacent pas une évaluation médicale individuelle. Les modalités d’anesthésie, la prise en charge de la douleur et les suites de l’intervention sont déterminées par votre médecin, en fonction de votre situation. En cas de douleur thoracique, de malaise ou de fièvre après l’intervention, contactez rapidement votre équipe soignante ; en cas d’urgence, composez le 15.
À propos de l’auteur
Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale de Rythmopôle Paris, centre spécialisé en rythmologie cardiaque. Les contenus sont validés par l’équipe de rythmologues exerçant au Cardiopôle Peupliers-Trubert (75013) et au Cardiopôle Yvart (75015). Préparer sa consultation de rythmologie →
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